Here’s all I have to show for 5 hours of work. I suck at French.
« …Est-ce que tu souviens cette photo que tu m’as donné quand tu m’as commencé à voir ? Je ne sais pas combien de fois j’ai regardé cette photo. Sur cette photo je te trouve très belle, très étrange. Je voulais découvrir l’histoire secrète écrite sur ton visage. Je suis tombé en amour de l’arc parfait de tes sourcils… »
Ça fait vraiment longtemps que j’ai lu les lettres de Daoud. En les lisant aujourd’hui tous mes souvenirs me reviennent.
Par où commencer ? Je voudrais écrire sur ma vie à Nice, à propos de ma dernière année en France. À cet époque-la je vivais avec ma mère au bidonville. Comme nos voisins, nous avons migré de l’Espagne. Tous les matins je faisais la longue marche de mon quartier à mon école. Je passais tous les jours au milieu des inconnus sans regarder personne, et sans que personne me regarder. Je ne lisais que les noms des rues. Je peux toujours les réciter par cœur.
La première et uniquement personne qui m’a remarqué dans ces années a été Daoud. Je remarquais comment il me voyait de loin, donc je n ‘ai pas eu peur quand il m’a suivi chez moi un après-midi. Je voulais laisser quelqu’un découvrir une partie de moi qui avait été cachés depuis vraiment longtemps. J’ai senti que seulement Daoud pourrait commencer à comprendre ma solitude.
Peu après qu’il m’a suivi, je lui ai invité pour aller sur une promenade. C’est comme ça que notre amitié a commencé. Après cette rendez-vous, nous avons commencé à passer du temps avec l’un l’autre. C’était agréable d’avoir quelqu’un à qui parler. Je n’ai jamais été aussi heureux que dans ces jours.
Il fait vingt ans que je n’ai vu Daoud. Daoud m’a demandé de l’épouser, mais je n’ai jamais été capable de dire oui. Il m’a demandé trois fois. En fin, j’ai décidé de partir de France et retourner à l’Espagne. Depuis lors, j’ai perdu toutes les connexions vers la France.
